Nous sommes nombreux à penser que le « politiquement correct » du discours publique et mass-médiatique de ces 25-30 dernières années est terminée, obsolète, imbuvable désormais. Et c’est là où le mémorialiste Philippe Loubry s’est imposé, dans cette nouvelle époque où le parler-vrai, sans pathos, manipulation, sublimation ou vulgarité, aborde avec bienveillance et empathie tous les aspects d’un individu (comme avec l’héroïne Elise de son récit « Femme libre traversant Paris de 1898 à 1987 »), d’une cité (Paris), d’un pays (la France). Loin de l’imagerie carte-postale et du bon-sentiment, ou au contraire des « condamnations unanimes », l’écrivain Philippe Loubry développe un récit fort sur des sujets tabous, transgresse des non-dits sociaux et humanise avec intelligence des thèmes habituellement folklorisés.
Oui il y a des parts d’ombres chez les êtres de lumière, et dans leurs villes aussi, et tout un spectre de couleurs et tonalités pour les habiller. Oui il y a des bas qui existent chez ceux que nous connaissons pour être en haut. Oui il y a toute une gamme d’humeurs et de comportements pour faire une personne. Et ça, Philippe Loubry sait le raconter et partager à merveille. J’invite donc chacun à suivre ses causeries non comme le visionnage nostalgiste d’une vidéo jaunie sur un épisode fantasque de la Vieille France, mais bien comme une projection avant-gardiste dans laquelle beaucoup peuvent s’identifier et retrouver, à travers ces récits intemporels et archétypes humains, une image plus juste et rassemblée de ce que nous sommes, avec nos paradoxes et complexités.
Causerie Littéraire n° 16 : « La vie d’une femme libre qui a traversé le 20ème siècle (1898-1987) à Paris », par Monsieur Philippe LOUBRY le Samedi 14 Octobre 2017 de 18h00 à 19h00, à Galerie SALADIN (Sidi Bou Saïd). Entrée Libre.
