« Nous attendions ce séjour avec impatience parce qu’il nous donnait la possibilité, à nous citadines qui passions la plupart de notre temps à la maison,de pouvoir enfin profiter du plein air et de voir la nature dans sa beauté, d’entendre et de voir des oiseaux et de faire des promenades dans la montagne. Nous allions à Korbous pour les bains, mais nous faisions aussi des randonnées jusqu’aux sources d’eau aux noms si pittoresques, tels que Ain Oktor, Ain El Soltane, Ain Kanassira, Ain El Atrous (la source du Bélier), Ain Essbia, (la source de la vierge), Ain El Fakroun (la source de la tortue. Parfois, on poussait même la marche jusqu’au saint local, Sidi Amara, dont le marabout se trouve perché sur la montagne. Ah ! J’ai oublié de parler de la Glissière, la « Zourziha », l’immense pierre en marbre penchée à environ 40° faisant office de toboggan sur laquelle petits et grands grimpaient pour se laisser glisser vers le bas en poussant des cris de plaisir et de frayeur. »
(Texte extrait de « Ma jeunesse a vécu », par Naïma Amine. Script Editions)
Roman dédié à la mémoire du Chahid Mawlid Hamdad, tombé au champ d’honneur dans les Aurès en 1957
CAUSERIE LITTERAIRE N°10, Dimanche 25 Septembre 2016 à partir de 17h30 à la Galerie Saladin (Sidi Bou Saïd), pour la présentation du nouveau roman Ma jeunesse a vécu (Script Editions) de Naïma AMINE, suivi de débats-causeries autour des thèmes du livre.
